Rencontres de la Sobriété Foncière : les capsules de l'après-midi
L’Institut de la Transition Environnementale vous propose en exclusivité deux capsules présentées lors des tables rondes de l’après-midi.
CAPSULE n°3, Recycler les villes en faveur de l’activité économique, proposée le 30/09 à 15h30, proposée par Maxime GENEVRIER, Professeur associé au laboratoire Médiations. Amphi Bilsky-Pasquier
Après un rappel synthétique des fondements écologiques et économiques de la loi Zéro Artificialisation Nette (ZAN) et un point d’étape sur sa mise en œuvre (consommation foncière, calendrier réglementaire, premières tendances), Maxime Genévrier proposera un regard ciblé sur les liens entre sobriété foncière, revitalisation et développement économique.
Son expérience des politiques de revitalisation l’a conduit à considérer que celles-ci ne pouvaient être pensées indépendamment de la sobriété foncière. Mais cette expérience a également fait apparaître un angle mort :
la place du développement productif, et notamment de l’industrie, dans les stratégies de revitalisation. Alors que celles-ci ont souvent privilégié le logement, le commerce, les services et les loisirs, il apparaît pourtant que certains centres-villes ne peuvent retrouver une véritable dynamique sans s’appuyer sur une activité productive créatrice de valeur à proximité. Or l’industrie reste largement pensée à travers ses contraintes foncières, d’accessibilité et de nuisances, qui semblent entrer en contradiction avec son implantation dans les tissus urbains constitués.
Dès lors, quelle place pour le développement économique dans une logique de ZAN, et notamment dans les petites et moyennes villes des territoires peu touristiques ?
CAPSULE n°5, Sols, risques et assurabilité des territoires, le 30/09 à 16h30, proposée par Ludovic OUDIN, maitre de conférences au laboratoire METIS, Sorbonne Université, amphi Bilsky-Pasquier.
Impacts hydrologiques de l'artificialisation des sols et stratégies de désimperméabilisation.
L'artificialisation des sols et, plus précisément, l'imperméabilisation ont des effets hydrologiques bien connus : augmentation du ruissellement et problématique de gestion de l'eau de pluie, des vitesses de l'eau, mais aussi diminution de l'évapotranspiration et de l'infiltration, conduisant à une moindre recharge des aquifères. À plus grande échelle, l'imperméabilisation augmente aussi le risque de débordement des rivières et peut perturber le climat régional. La désimperméabilisation est une manière de restaurer une partie du fonctionnement hydrologique du territoire.
Différentes solutions de désimperméabilisation existent, ainsi que des guides permettant de les mettre en œuvre.